Manifestement Vivants : Nouvelle chronique d’ Olivier Norvez sur la nature, Physarum polycephalum surnommé « le blob ».

Description de cette image, également commentée ci-après

Chronique Hebdomadaire d’ Olivier Norvez, Écologue et médiateur scientifique, au micro de Loïc turmel. Ces chroniques ont pour objectif de parler du vivant, de la nature des phénomènes écologique ainsi que de lier l’humanité aux vivants.


Physarum polycephalum
« Blob »

La principale phase végétative de Physarum polycephalum est le plasmode, ou plasmodium. Ce plasmode est constitué de réseaux de veines protoplasmiques qui assurent la distribution des nutriments, et de nombreux noyaux. C’est au cours de cette étape que l’organisme cherche de la nourriture. Le plasmodium entoure sa nourriture et sécrète des enzymes pour la digérer.

Si les conditions environnementales entraînent la dessiccation du plasmode lors de l’alimentation ou de migration, il se forme alors un sclérote. Le sclérote est multi-nucléé et constitué de tissus très renforcés servant de stade de dormance, assurant ainsi la protection de Physarum polycephalum pendant de longues périodes. Une fois les conditions favorables revenues, le plasmode réapparaît pour poursuivre sa quête de nourriture.

Quand les réserves alimentaires sont épuisées, le plasmode entre en phase de reproduction pour former des sporangium. Des sporocystes se forment dans le plasmode, la méiose se produit au sein de ces structures et les spores se forment. Les sporocystes se forment habituellement à l’air libre pour que les spores soient dispersées par le vent. Les spores peuvent rester viables pendant des années. Toutefois, lorsque les conditions environnementales sont favorables à la croissance, les spores germent et libèrent des cellules soit flagellées, soit amiboïdes (stade mobiles). Les cellules fusionnent ensuite pour former un nouveau plasmode.

La fusion n’a lieu que si les Physarum polycephalum sont de types sexuels différents, ce qui a de grandes chances de se produire puisqu’il en existe 720 différents. Le type sexuel du blob est en effet déterminé par trois sites génétiques, notés matA, matB et matC, qui disposent respectivement de 16,15 et 3 allèles connus (pour un total de 720 combinaisons différentes).

(Source Wikipédia)


Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le blob sans jamais oser le demander

De Audrey Dussutour


Liens :

https://www.espace-sciences.org/conferences/le-blob

https://www.franceculture.fr/emissions/le-monde-vivant/le-blob-une-cellule-surdouee

Jacques Mitsch, Le Blob, un génie sans cerveau, France, ARTE , Hauteville
Productions, 2019, 52 min

Le film The Blob de 1958 https://www.imdb.com/title/tt0051418/


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